Ich bin ein Costognos

Il y a peu de moments importants qui façonnent la vie d’un homme : ses premiers pas, les amours du lycée, la naissance de son 1er enfant…et évidement le « tour » avec les copains du rugby.

C’est en terre allemande que les Costognos sont partis porter fièrement l’étendard des valeurs qui font le costognisme : du jeu, des berles et de la camaraderie. Après une première journée bien remplie à base de paintball, des grandes pintes dans le buffet et une première soirée bien rythmée, les costognos se présentent à 16h au stade de l’équipe Stahl, 20 fois champions en ex-RDA.

Le poids de l’histoire frappe quand on arrive dans ce stade iconique, où les Volkswaggen années 80 et un public composé de fans de Derrick, de shnaps et de musique électro. Une atmosphère aussi lourde que la chambre de Brioche après sa nuit avec une conquête allemande, grande amatrice de charcuterie, tatouée de haut en bas.

À ce moment là, Yodé n’est pas content. Du retard, du bruit, des comportements obséquieux de ces camarades l’agacent. C’est à en plaindre le 1er teuton qui croisera sa route sur le pré.

Arrivés 20min avant le coup d’envoi les Costos font un échauffement éclair mais efficace. 17 joueurs, 5 inaptes, 4 drogués. La feuille de match ressemble à Toshiba en fin de soirée : pas grand chose. Nous voilà strappés, coachés par notre Pascaloche national fraichement et sympatiquement renommé « coach enculé ». Les hymnes sont fièrement entonnés. Que la partie commence.

Passe passe passe tchick tchak essai. Les Costos sont en jambe en envoient du jeu de tous les côtés. C’est à en croire que les vingtaines de Moscomule et les bars de Punks à chien sont la préparation adéquate aux échéances qui nous arrivent. Le public expert apprécie ce beau jeu en mangeant 7 kilos de saucisse par personne (moyenne nationale pour un repas moyen à Berlin)

Les Costos arrivent rapidement à un 17-0 après des essais d’Adri, Yodé et Loulou. Ce n’est pas pour autant que le coach apprécie à l’écoute de ces « vous êtes des merdes » du bord du terrain.

Yodé, toujours aussi content d’être là se prend un cad-deb de façon Blitzkrieg qui permet aux allemands de revenir au score. Les Costos ne se démontent pas et enchainent avec des essais de belle facture de Greg et Max. Max qu’on remerciera pour l’organisation du tour sans avoir (trop) taper dans la caisse de l’asso.

Fin du 1er tiers temps. 31-7. Pierre de G demande à se faire remplacer mais coach enculé ne dispose d’aucune possibilité et lui retourne un « t’es blessé? Non? Ben alors joue connard ».

Le 2ème tiers-temps fut un peu plus terne en terme de jeu mais animé heureusement par Yodé, encore lui, qui balança un placage-carotide sur un germanique au bord de touche. On a frôlé la générale. Essai de pénalité.

Avec leur équipe étrange avec le sosie de Balotelli, un 8 de 52 ans, des grands mangeurs de choucroute et quelques fans de Tokyo Hotel, cette équipe de Stahl se perdait de nouveau dans un jeu approximatif. Ce qui permettait aux Costos de se relancer avec 3 nouveaux essais de Doudou, Adri et Greg qui perça le rideau façon chute du mur.

Le 3ème tiers-temps arriva et certains Costos étaient déjà partis dans leur tête. Après 2 nouveaux essais de Yodé et Riton sur une magnifique « drei televizion » les Costos empochent la victoire 57-14 face à nos meilleurs ennemis.

Pierre-Bryan homme du match, une réception d’après match magnifique, des MILF quinquas venant dans nos vestiaires pour admirer nos corps d’athlètes… Il ne fallait pas plus pour redonner le sourire à Yodé qui se réconforta en mangeant son 9ème Kebab en 36h.

Les Costos ont conquis l’Allemagne par leur charme légendaire. Il est évident que les protagonistes resteront marqués par ce passage germanique, parenthèse forte avant une fin de saison qui s’annonce passionnante. Les Costos seront-ils à la hauteur des prochaines échéances ? C’est à chacun d’entre eux de répondre à cette question.

 

Mesdames, Messieurs, c’était le tour. À l’année prochaine.

LE POINT BANANE : Après avoir conquis toute la France, la fameuse "feinte de réception de coup d'envoi" de votre serviteur a fait des émois jusqu'en Allemagne. Les mains encore collantes de Gin-Tonic, le soleil dans les yeux, la pression d'un match international... je ne su rien faire d'autre qu'un magnifique dégueuli de ballon. Ma spéciale. 🖤💛❤️ Banane méritée même si d'autres candidats sérieux étaient au rendez-vous.

 

Quelques KPI du Tour 2019 :

– 272 litres de bières
– 36 litres de hard
– 18 kilos de kebab
– 108 litres de pisse
– 72 kilos de crotte (dont 50 kilos en chiasse)
– 32 moustiques tués
– 1 surnom adopté #Toshiba
– 119 marques de paintball du le body
– 8500€ dépensés (une moyenne de 500€ par personne sauf Henri qui est 22,50€ de dépenses au total)
– 12 victoires de Disney au clapping ball
– 43 photos de Max Bonheme sur le groupe du Tour 2k19
– 428 selfies d’Adrien Chaltiel
– 2 baises #brioche #PdG
– 1 victoire 54-12 contres les mangeurs de saucisses
– 2 percées en match de Steffen Wende (chose rare pour le remarquer)
– 1 coach trouvé pour la réserve #coachenculé
– 1 numéro 9 qui ne tombe pas et qui ne tombera jamais #littlebaptou
– 1 suçon sans sucer #papyGreg
– 1 maître de l’orga de ce tour et Usain Bolt sur la ligne de touche #masterYoda
– 1 terrain Deutch Kalidad #Donaapprouved
– 1 putain de Tour Ma Gueule #pibite
– 1 buteur retrouvé #doudou
– 1 acte raciste subi #loulou #riton
-1 belle équipe de copains pour 1 Tour 2k19 de folie

Merci vieux frères !

PS : Chaltiel la banane est dans ton sac 😘