Les chevaliers du Costognisme

Samedi, 12h30, retour à l’époque médiévale en plein cœur du bois de Vincennes, tout proche de son château considéré comme le plus vaste château fort royal français avec en point de mire son donjon de 52m de haut.

Forteresse imprenable ? Non. Nos fidèles chevaliers du Costognisme sont plein d’envie et se lancent à l’attaque de l’armée Blérovingienne, fraîchement promu de 2ème division. Pourtant le champ de bataille de Pershing ressemble plutôt à un grand champ de patate similaire au potager du Cardinal, au fin fond de sa campagne corrézienne. Nuages de poussière, pièges sur le sol, jets de cailloux… Nous y sommes, le combat peut commencer !

Coup d’envoi catapulté très haut dans le ciel. On aperçoit au loin le chevalier Wawa, affûté comme une arbalète, s’élancer pour récupérer le ballon. Les Costos sont en place, la partie est lancée. Enfin jusqu’à prendre une première pénalité dans nos 22m qui donne 3 points faciles aux Blérovingiens.

Mais c’était sans compter sur la rage et la détermination de notre infanterie d’avants qui livre une bataille incroyable. Les conquêtes sont bonnes et précieuses, ce qui nous amènent à marquer par 2 fois sur des formations tortues avec Machiavel du Lac à la conclusion.
Enfin, la cavalerie lourde des ¾ arrive pour soutenir l’infanterie. De belles actions, des percées, des passes justes et Manu le Tavernier envoie sur un 2 contre 1 en bout de ligne Yann le Barbu à dame.

Notre défense est imprenable, et mise à part quelques culs subits (je ne citerais pas de nom pour ne pas m’auto-flageller) nous sommes en place. Cependant, à force de pousser sur notre ligne, les Blérovingiens reviennent au score en marquant par deux fois. Quelques envolées gargantuesques loupées et le score à la mi-temps est de 19-15 pour les Costognos.

Pas de grands discours, on revient sur le front !
(Je vous épargne les 30 premières minutes de seconde période qui ressemblait à une parodie grotesque de Braveheart)

Il reste donc 10mn avant de passer le pont levis pour atteindre la grande salle du château et le score n’a toujours pas bougé.

Mais nos valeureux guerriers sont toujours là, amené par le stratège Alex Pendragon qui pour une fois, anime plutôt bien la bataille. Quand soudain, sorti de nulle part, Perceval Benji s’offre une percée impériale dans la défense Blérovingienne et notre Druide Dona marque le 4ème essai de la partie. Le score est de 26-15, nous tenons notre victoire.

Mais il reste une action, et quelle action !

Brioche Prince d’Autriche, voyant ses soldats épuisés, leur demande s’ils veulent aller chercher le 5ème essai, synonyme de point de bonus offensif, alors que nous campons sur nos 22m à cause de coups de pieds un peu foireux… C’est alors qu’un immense « OUAIS » retenti, faisant trembler les murs des chaumières dans la campagne limousine. Nous étions déterminés.

C’est parti, mêlée, départ de Petit Yode, renversement tactique, ballon écarté, chevauchée de Perceval Benji, relais dans l’axe et offrande du ballon à Maximus Gaillardus qui s’en va aplatir au milieu des poteaux : LE BONUS !

C’est la victoire, la prise du château, la joie sur les visages, le temps des câlins et le moment tant attendu du chant des troubadours pour rendre hommage aux illustres ancêtres du Costognisme « On est là, on est là, victoire défaite, bout de bois ou pas nous on est là, et pour l’amour des Costognos, et pour l’amour des Costognos, et pour l’amour des Costognos nous on est là » !

Une belle après-midi de rugby médiéval, une belle bande de copain, que l’aventure continue, Go Costos !

 

LE POINT BANANE : 4 transformations réussies sur 5, 1 coup de pied de pénalité en ballon mort sur 10, 1 drop direct en touche sur 5… Sans rancunes, je suis très fier d’inaugurer ma première banane ! Félicitations à l’homme du match Perceval Benji replacé tactiquement au centre pour la fin du match. Vive le Costognisme et en tant que troubadour limousin confirmé, soyez sûre j’en suis fier, j’ai la banane en cathéter…

 

 

 

 

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