Mud Day

Île de Puteaux – 19h30 – 23 mars 2017
C’est donc sur le terrain en herbe du club de Puteaux que va se jouer la rencontre reportée entre les Costognos et le Gitans Olympique. Malgré quelques facéties de notre entrepreneur maison, tous les acteurs sont au rendez-vous et prêts à en découdre avec la rugueuse équipe des anciens de l’ESCP.
Cédric Beaudou, au bord de la pelouse, nous annonce des conditions climatiques qui se dégradent de minute en minute. Les temps de se changer au vestiaire et la météo passe d’un ciel-chargé-et-menaçant-de-la-baie-de-Somme-au-Cotentin-avec-de-possibles-ondées à une bonne grosse pluie continue dans ta gueule.

Costognos Gitans

La compo

Les Costognos sortent presque 1 heure avant le coup d’envoi : petites lignes de passes et coup de pied divers pour laisser les chiens fous de l’équipe évacuer leurs ardeurs et marquer leur territoire, échauffement dans l’en-but (interrompu par la marée chaussée locale voulant récupérer sa place de parking… on imagine qu’un jeudi soir à 20h sur l’île de Puteaux c’est pas pour arrêter des délinquants donc je pense qu’ils voulaient assister aux débats ou qu’ils avaient attrapé du gibier dans le bois voisin et qu’ils voulaient pouvoir se le taper peinards), étirements, gainage, pompes … La totale. Un peu de mise en place pour s’habituer à manier les savonnettes qui nous servirons de ballons et une opposition pour se mettre dans l’ambiance des 80 minutes qui nous attendent. Le capitaine d’un soir, votre serviteur, est satisfait de l’attitude de l’équipe et le fait savoir. Trois rugissants Costo – GNOOOS ! Et c’est parti.

Costognos Gitans
Dès les coups d’envoi, les Costognos se retrouvent sous pression dans les 22 et encaissent les charges incessantes des rouges et blancs. La marée est contenue : notre défense est en place et les caramels à peine sortis de chez le confiseur sont déjà distribués à nos adversaires. Chaud devant ! Chaud ! Il se dit même dans les milieux autorisés que quelques marrons glacés ont été offerts dans les premiers rucks pour récompenser la fidélité des clients du soir.

Les Costognos mettent ensuite la main sur le ballon et enchainent les penal-touches. Malgré la pluie battante et le 8 Gitans qui beugle comme une poissonnière de Ménilmontant dans chaque alignement ; nous captons nos ballons mais la défense rouge et blanc, nageant dans les mauls (© Fabien Galthier) et assidue au plaquage, nous empêche de concrétiser. Notre Boiss national, repositionné en 10, prends la mesure des conditions météo et propose du jeu au pied de déplacement. Les gros avancent sur les impacts et enchaînent les temps de jeu. Alors que les Costognos maîtrisent ce début de premier acte, les vœux des Gitans sont exaucés puisqu’ils se voient offrir un ballon gratté (par les Costognos !) qui traine et se lancent dans un petit dribbling façon Messi pour aplatir dans une opportune terre promise. Transformation réussie- 0 -7.

Les Costognos repartent à l’assaut et campent dans les 22 adverses. Une vraie guerre des tranchées s’installe et on se rend coup pour coup. Si les Costognos avancent et que les Gitans reculent, comment veux-tu, comment veux-tu que je capitule ? Après une phase de jeu digne du temps additionnel du dernier France – Galles, alors que les Gitans résistent, les Costognos prouvent qu’ils existent, et persistent, mais en vain. La domination Costognienne est tout de même récompensée : Gauthier convertit tel un king une pénalité sur le gong. 3-7.

Mi-temps. Les Costognos sont sereins, mis à part ce ballon qui traîne, le match est maîtrisé : la conquête est assurée, la défense tient bon et avance, et l’animation offensive commence à faire ses preuves. On se dit que c’est jouable et que ça va finir par payer.

Dès le coup d’envoi donné par les Costognos, les Gitans se mettent à la faute dans leur camp. Lolo sur le bord du terrain, sûrement inspiré par notre sélectionneur national et son arthrose à la main, lève 3 doigts. Merci Guy. Gauthier s’exécute et réussit la pénalité. 6-7.

C’est à ce moment du match que les Gitans opèrent à quelques changements stratégiques et se décident à jouer un rugby minimaliste et tactique à base de temps de gros et de jeu au pied par-dessus la défense. Profitant de la fébrilité Costognienne sous les ballons hauts et de la propension de ce putain de ballon à tomber des bras du porteur de balle, les Gitans s’installent tranquillement dans la moitié de terrain des Costognos. Cette période de domination des Gitans donne l’opportunité aux Costognos de mettre en avant, au grand bonheur de l’assistance, toute une palette de gestes techniques : coups de pieds directs en touche, triple loots piqué pour tenter de sauver une touche qui se transforme en en-avant/touche adverse, passes de maçons … le tout conclut par un ballon haut relâché dans l’en-but et aplati par les Gitans. Essai non transformé. 12-6.

La fin du match est à sens unique. Tel Sisyphe sur sa montagne poussant son caillou, les Costognos s’évertuent à plaquer comme des tambours et à remonter les ballons à la main mais sur chaque perte de balle c’est retour à l’envoyeur. Les Gitans convertissent 2 pénalités supplémentaires. 18-6. Dernier en avant. Fin du match.

On notera les blessures du guerrier Kosman au genou et du vaillant Boris à la pommette. On remercie l’intrépide Pascal, oublié sur la touche, qui n’a joué que 30 secondes mais a tenu à se rouler dans la boue pour celui qui lavera les maillots. Enfin, c’est toujours un plaisir de jouer avec des coaches et des spectateurs ; surtout quand ils ont bravé les éléments pour venir : Lolo et Flo ; Doudou, David, PM et Max.

Même si cette défaite signe notre premier revers en championnat cette saison, on a retrouvé, dans l’adversité et dans la boue, les valeurs qui font la force de notre équipe : solidarité avant tout, discipline et pugnacité. Et même si on aurait pu faire mieux, s’il reste du boulot pour atteindre notre meilleur niveau, on peut déjà tous être très fiers de ça.

 

LE POINT BANANE : Point banane : Les nommés sont : Greg pour son jeu au pied digne d’un Franck Leboeuf des grands soirs (l’électricien du stade a prié pendant 80 min pour que tu épargnes ses lampadaires). Suskaî pour son ballon relâché dans l’en-but (c’est sûrement le gras des frites du Big Fernand que tu t’es enfilé dans les vestiaires avant le match qui t’a gêné). Moi-même pour ma figure de patinage artisitique qui aurait pu faire s’époumoner Nelson Monfort : « C’est Ma-gni-fi-que ! This is Beau-ti-fuuuuul ! » mais qui au final fut une belle cagade.

Avertissement sans frais (pour le moment) : David aka Le Papillon aka Le Vosgien Volant s’est délesté sans vergogne de ses tâches puisque les maillots sont partis faire un tour de Space Mountain et que la pharma sera ce soir au théâtre des 2 Ânes avec Chevalier. Comme chacun le sait : « faute avouée à moitié pardonnée ». Aussi David tu sais ce qu’il te reste à faire.

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