Ratatouille rugbystique

Une fois n’est pas coutume, rendez-vous tôt, très tôt, beaucoup trop tôt sur l’île de Puteaux pour affronter les anciens de la première école de commerce d’Europe. Alors qu’eux-mêmes ne sont que douzièmes au classement… ces bons vieux Gitans.

L’échauffement des joueurs peine à commencer, et déjà une effroyable nouvelle s’abat sur le groupe. Coach whisky ne pourra pas venir, certains soupçonneront une vodka coca traînant par mégarde à la soif et qui l’aurait rendu malade. Mais l’arrivée de Bonney M en coach remplaçant fait la diff’. Chaltiel qui alors attendait ses chaussures depuis le début du mois, retrouve espoir, et c’est sur un glacial « on va les tuer » digne d’un boys band made in Brioche, que notre fameuse équipe lance son jappement « Go Blaireau ».

Début du match, et tout de suite on sent les costauds chauds. C’est prêt à s’en découdre et ça fait zizir. Pendant qu’Henri termine son petit-déjeuner dans le plus grand des calmes, COCOMIBOA s’élance, écrase toute la défense gitane et marque le premier essai de ce match. Adrien en profite pour changer ses chaussures, et annonce les futurs culs.

Départ canon, on n’a pas l’habitude d’une telle entame dans l’équipe. Alors que tout laisse penser que l’on va assister à une belle branlée comme on les aime … Il n’en sera rien, Costaud chaud, costaud poivrot, costaud sous l’eau.

L’attaque gitane fait de belles choses, c’est-à-dire, arrive à se faire plus de trois passes et chez les costauds ça perturbe. On admire, on analyse, on apprend, mais sur le terrain, il ne se passe plus rien. Les remplaçants rentrent en jeu, et le match n’en finit plus de ressembler à Bernadette Chirac : complètement stérile. Personne ne sait vraiment ce qui se passe, deux pénalités passées côté Gitan, et nos costauds commencent à paniquer.

Avant dernière action, balle pour les Gitans qui s’emploie à utiliser une nouvelle tactique – ça pue le plan : dernier recours – et s’élance dans une phase de pick and go. Franchement, courageux de leur part, quand on sait qu’un costaud sur deux pèse entre 100 et 120 kilos, il fallait oser. Bien évidemment, après Disney, Chaltiel et Pierre en sortie d’abattoir ils nous dégueulent le ballon. On ne peut pas leur en vouloir, c’est sport.

Brioche joue la dernière action, en touche, coup de sifflet final, c’est moche… Mais on a gagné, info que beaucoup avaient laissée de côté dans ce foutoir !

Prochaine ratatouille ce week-end.

Soyez là !