Roasted beef (fucking fuck)

La journée avait l’air de plutôt bien démarrer : soleil printanier, 9 degrés au thermomètre, très léger vent du nord. Autant dire une très bonne journée pour décalotter la voiture et traverser tout le 9-3 (sa mère) crinière au vent et lunettes sur le pif (qui, contrairement à certains, se voit encore passer de beaux jours droit comme une quille).
C’est donc à la lisière entre le 9-3 et le 9-5, plus précisément à Domont (ne pas confondre avec Marly-Gomont) que s’est déroulée cette bataille de Trafalgar entre nos ennemis de toujours représentés ici par le British Rugby Football Club et notre fratrie de Costognos (ayant reçu le soutien de quelques licornes aka Les Légendes).

Comme leur capitaine l’a si bien dit après match, chaque week-end pour eux sonnent comme un crunch pour les équipes adverses ; qui veulent se faire un rosbif au déjeuner. Au final il n’y a seulement que 1/3 de fucking british, mais quand tu entends l’équipe adverse gueuler dans la langue de Shakespeare ça ne peut que te motiver.
Un échauffement plus tard et des mots tranchants de notre Captain Bobo, le coup d’envoi était donné par le 10 adverse.

Costognos_Britishs

Le match s’annonçait rude : certains d’entre nous se souviennent encore du 43-0 infligés à ces mêmes British la saison dernière. Cette année ils étaient prévenus en voyant le CRC caracoler en tête du top14 FFSE après 8 journées.
La première mi-temps se résuma à un nombre incalculable de ballons perdus sur nos lancers en touche (Doudou, je ne comprends toujours pas pourquoi tu n’as pas été nominé pour la banane), quelques lancements de jeu avec nos centres (non non, ils ne savent toujours faire que des remises intérieur ou foncer dans le merdier) qui se heurtaient à une défense waterproof©. Quelques pénalités plus tard, 6-6 à la pause.

Costognos_Britishs

La deuxième mi-temps fut plus ou moins un copié-collé du premier acte avec, comme principal fait marquant, l’entrée remarquée chez les British du numéro 18 (alias Moktar) qui mobilisa quelques Costos sous les « Go straight » du coach adverse, et cassaient souvent le premier rideau (Henry a rebondi une ou deux fois dessus, nos sécateurs habituels tels Disney ou Boney M ont eu peu d’effets sur lui). Les deuxième et troisième rideau répondaient présents pour colmater les brèches et s’efforcèrent d’enseigner l’art du plaquage aux jambes. L’enseignement a apparemment porté ses fruits puisqu’il semblerait que David Muth (le mec avec un lycra rose) eut été aperçu par le banc de touche en train de plaquer le 15 adverse.

Costognos_Britishs

La fin du match fut tendue, avec un 8 Costo au sol essayant d’obtenir une biscotte à l’adversaire suite à un plaquage haut, la non-transformation de celle-ci par Ugo (t’avais pas dit 100% sur ce match ?), des temps de gros et une gonfle toujours dans le pré alors que l’arbitre avait signifié que le temps imparti était écoulé.

12-9, fin du match.
Les 4 points de la victoire ainsi que l’invincibilité continue pour les Costognos, tandis que les British repartent avec le point de BD.
La bise et see you next time on the pitch!

LE POINT BANANE : Paupiette était tout vu pour cette banane du match avec son annonce de mariage (après la laisse pour le chien, elle te met un beau coup de collier là aussi ! Félicitations à vous). Bref je prends cette banane pour un en-avant (PS : l’arbitre n’a pas sifflé en-avant, on récupère la balle derrière). Je ne pensais pas rentrer chaussé de la sorte et, pensant faire offense à la population sur le trajet retour, j'ai préféré recalotter le bolide et rentrer sain et sauf fier comme un coq.

 

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