Un Brexit frustrant

Premier match de la saison pour nos Costos, qui se déplaçaient chez le British Rugby Football Club (toujours en région Parisienne, même si le trajet a pu nous paraître bien long, en même temps le « Stade des Fauvettes » de Domont c’est pas la porte à côté).
Le contexte a été un peu particulier puisque nous n’étions que 18 sur la feuille de match, sur laquelle on pouvait d’ailleurs voir plusieurs nouvelles têtes. L’occasion a donc été toute trouvée pour faire plus ample connaissance.

Les British nous attendaient de pied ferme, le match s’annonçait rude, et nous étions tous prêt à en découdre, comme en témoigne notre entame de match. Les Rosbeef monopolisent le ballon mais se heurtent à une grosse défense. Seulement au bout de dix minutes de jeu, c’est la méga tuile. Dans un contact à trois (si ce n’est plus !) adversaires, notre Capitaine reste au sol, il finira à l’hôpital la jambe en l’air et rejoint notre Wawa national au banc des braves types qui vont nous manquer sur le terrain.
Nous finissons cette première mi-temps devant sur le score de 0 à 9. Notre défense est bien en place, et notre attaque gère vraiment bien les quelques ballons qu’elle a à se mettre sous la dent. De bonne augure pour la suite donc.

Malheureusement la deuxième mi temps du match commence mal pour nous, les British se réveillent et une succession de fautes oblige l’arbitre à sortir la biscotte, nous voilà à 14 contre 15.
Leur dix retrouve son chien guide et nous passe deux pénalités, 6 à 9.
Malgré le retour du carton, nous nous prenons un essai et nos adversaires du jour passent devant. En bon British, ils ne leurs restent donc plus qu’à gérer le match, chose qu’ils savent évidemment faire à merveille. C’est là que l’absence de banc se fait ressentir, le cerveau de nos avant est clairement en manque d’oxygène, et comment leur en vouloir, eux qui auront été héroïques tout au long de la partie. Le manque de lucidité nous empêchera de marquer cet essai salvateur, et le match se termine donc sur une petite note de frustration.

Malgré ce résultat forcément décevant (C’est toujours chiant de perdre contre des mangeurs de porridge), on a pu voir de bonnes choses et on sait maintenant quels sont les petits détails sur lesquels travailler. Une chose est sûre, la troisième mi-temps aura été gérée d’une main de maître et se terminera même au bar des British, et ça c’est valeur !

LE POINT BANANE : Premier match et première banane pour ma poire. J'ai voulu la jouer fair et me suis placé sur le banc des nominés de moi-même avant d'apprendre que ça ne se faisait pas, bref j'ai encore perdu une occasion de fermer ma gueule. Celle là je la doit à mes origines fidjiennes parfois dures à contrôler, je dégueule une chistera dans les pieds d'un copain sur un ballon de relance, french flair quoi.