Un dernier Tango à Paris

Un dernier Tango à Paris… enfin à Pershing pour être précis ! Qui techniquement se trouve à Paris mais ressemble quand même beaucoup plus à la terre du milieu.

Mais oui un dernier Tango car c’est le dernier match de championnat avant les phases finales. Tout le monde veut se montrer sous son meilleur jour devant Coach Whisky afin d’assurer sa place de titu au ¼ de la semaine pro. Enfin normalement car chez les Costos, on garde le cap et on se présente à 17 pour ce match, sans coach et avec des retardataires.

Vous me direz 17 c’est déjà 2 de plus que la semaine dernière. C’est vrai mais c’est aussi et surtout le CŒUR DE L’EQUIPE !!!!
Et puis en face ça ne rigole pas, on joue pour ne pas descendre avec la peur au ventre et 30 gonzes surmotivés. Tout ça pour dire qu’au final malgré l’écart au classement, ce match c’est du 50-50 et ça serait bien de s’en rendre compte !

On a le droit à un discours d’avant match moins guerrier que la semaine dernière et son fameux « en face, le 1er qui prend la balle on l’encule ! » mais on se promet quand même de belles choses. Une grosse ligne de défense, un jeu propre et de l’agressivité. Et puis derrière, on mise sur une nouvelle tactique simple mais efficace. Plus aucune combis, que des classiques tel un retour aux sources à un jeu simple et épuré. Après 1 année à travailler ces combis, ça fait un peu réfléchir mais bon l’essentiel est ailleurs.

Le match commence et les Costos mènent rapidement au score. Ça envoie du jeu à droite, à gauche, devant, derrière et Léo marque le 1er essai de sa vie grâce à une passe au pied transversale. Une autre première dans l’histoire des Costos qu’on souligne avec plaisir. Brioche aka Caucaunibuca marque au bout d’une course folle le 2ème essai de la partie. Loulou aka manchot en marque un 3ème et nous permet de prendre le large. Bref jusqu’ici tout va bien, ça fait quelques fautes et ça rate 2-3 plaquages mais la copie est propre.

Le 2 d’en face tente toutes les pénalités possibles et finit sur un 0/3 à la mi-temps (on a bien dit de pas faire taper les gros !).

A la mi-temps on est serein et c’est le moment choisit pour réitérer la stratégie de la Sogé ou chacun avait fait son max pour faire perdre l’équipe.
Du coup Brioche prend le 1er carton jaune au bout de 5 min suivi de près par Loulou. On est 13 et tout va bien. Derrière, les portes du Saloon resteront ouvertes pendant 40 min en étroite collaboration avec son 10. Et puis devant on en profite pour faire une faute par action histoire de rajouter un peu de folie à ce match.
En face c’est pas la même non plus, le 9 envoie des passes lasers, le 10 alterne au pied et on prend l’eau ce qui ce concrétise par un essai pour eux. Le 2 s’est lui aussi réveillé et enquille deux pénalités. Résultat 19-11 à la 50ème.

Après un 3ème carton, on est maintenant 12 et ça se voit. Le CSPTT met une pénalité 19-14 et ils sont dans les clous pour leur graal du bonus défensif même si leur coach continue à leur gueuler dessus : “Non mais putain !! Ils sont 12 et on tente les pénalités, vous avez de l’ambition les mecs, bravo !!” Pas l’air commode celui là, il s’entendrait bien avec CoachWhisky et CoachEnculé.

A partir de là, plus grand chose à se mettre sous la dent à part un coup de pied direct en touche de Ben, un coup de pied retourné de Chaltiel et un mini coup de pied de Boiss. Bref entre eux et nous c’est pas le match des coup de pieds.
On prend un dernier carton jaune pour la route ce qui nous fait maintenant perdre un point au classement. Il est grand temps que tout ça s’arrête et on envoie la balle en touche dès que l’arbitre nous confirme la fin du match.

Le CSPTT est maintenu grâce à son point de Bonus défensif et nous on évite le pire.
Au moment de serrer les mains, il se raconte encore un peu de poésie entre Dulcide et le moustachu d’en face : “tu comprends un jour tu vas tomber sur un mec méchant, il va te poutrer. Moi je suis sympa mais fais gaffe ».

LE POINT BANANE : Le fil rouge sur le bouton vert, le fil vert sur le bouton rouge. Ça aurait pu être mon action, celle qui aurait fait de moi l’homme du match via un contre sur une tentative au pied du buteur adverse. Il était pas en grand forme peut être mais ça faisait pas de mal d’essayer. Il regarde les poteaux, je suis concentré sur sa prise d’élan. Il recule d’un pas pour taper, je commence mon sprint. Il s’arrête et la tout s’arrête. L’arbitre me dit qu’il faut attendre qu’il se soit avancé vers les poteaux pour tenter le contre… Il continue à se plaindre : “c’est pas une transformation, c’est une pénalité, il a pas le droit de monter”. Il a pas tort mais vu que l’arbitre avait aussi oublié tout le monde est perdu. Il la tape, on connait la suite…. De la à dire, qu’il l’aurait mise sans moi…